danse | grande salle | durée 1 h |
jeudi 21 octobre 2010 à 19 h 30
intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking…
Robyn Orlin
La chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin a grandi dans un pays où la beauté somptueuse des paysages n’a empêché ni le sida ni l’apartheid d’assombrir un tableau à l’apparence idyllique. Dans sa danse, elle mélange théâtre et vidéo et se souvient des paradoxes brutaux de sa terre natale. Si elle est solaire et chaleureuse, elle n’hésite pas pour autant à évoquer les drames qui persistent encore à y sévir. L’art ne sert à rien, s’il n’est pas en prise avec le réel. Forte de cette conviction, Robyn Orlin mène une carrière d’artiste engagée et insoumise. Avec Walking next to our shoes…, expression populaire zouloue qui signifie « être pauvre », elle met en actes le credo qui est le sien. La représentation s’inspire de l’isicathamiya, une tradition de chant a capella sud-africaine, et s’articule autour d’une chorale de chanteurs masculins, les Phuphuma Love Minus. Ces derniers ont pour habitude de danser avec précaution sur la pointe des pieds, héritage d’une histoire propre aux travailleurs zoulous obligés de se déplacer en silence. Ils sont accompagnés sur scène par quatre acteurs, chanteurs, danseurs. La projection d’un film documentaire réalisé dans les rues de Johannesburg élargit le champ de l’imaginaire, transportant le spectateur au cœur d’une réalité saisissante.
assistant à la chorégraphie Nhlanhla Mahlangu / costumes Birgit Neppl / lumières Robyn Orlin, Denis Hutchinson / vidéo Philippe Laine / régie générale Denis Hutchinson / régie plateau Gladman Balintulo / régie vidéo Thabo Pule / conseiller son Boris Vukafovic / avec Vusumuzi Kunene, Nhlanhla Mahlangu, Ann Masina, Thulani Zwane et les Phuphuma Love Minus : Amos Bhengu, Busani Majozi, Mlungiseleni Majozi, S’yabonga Majozi, Siyabonga Manyoni, Jabulani Mcunu, Saziso Mvelase, Mbuyiseleni Myeza, Mbongeleni Ngidi, Mqapheleni Ngidi
Coproduction City Theater & Dance Group / Festival Banlieues Bleues / Grand Théâtre du Luxembourg. Avec l’aide du Conseil général de Seine-Saint-Denis / du Goethe Institut, Johannesburg. Remerciements à Simon Ngubane et Adolphus Mbuyisa de l’association Iphimbo Isicathamiya où les Phuphuma Love Minus sont basés.
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